mercredi, juin 25, 2003

Fête du Cinéma 2003 : mon (petit) marathon.

Coincée entre deux séries de nuits de labeur, cette édition 2003 de la Fête du Cinéma fut relativement
courte. Loin du marathon de trois jours auquel je m'adonne avec joie chaque année, je n'ai pu voir que 5 films ces
deux derniers jours. Suffisant pour rentabiliser l'affaire, mais loin de mes "records" des années précédentes.
Manque de temps, de salles (j'y reviens) et surtout de films; les véritables blockbusters seront présents cet été.

Je m'étais fait à l'idée de me taper volontairement quelques navets cette année; si on peut se moquer je suis
preneur !!! Mais par manque de temps, j'ai dû privilégier une sélection de "want-see" à une kyrielle de nanars.
Résumé de mes journées dans les salles obscures, loin de la canicule...

Lundi 23 Juin

16h00 : Je me réveille après un week-end assez éprouvant. La Fête de la Musique a explosé mon téléphone; avec
le 31 Décembre, c'est la seule soirée de l'année où il y a autant d'activité au taf. Un café, une douche, je prépare
mon programme de la soirée et ma sacoche de provisions : Il fait très chaud, je prie pour que les salles soient
climatisées. Le jour-même, j'apprend dans le journal que l'UGC du centre-ville de Strasbourg va fermer ses
portes le lundi suivant, après 60 ans de carrière. C'est dans la plus grosse salle de ce cinéma que j'ai vécu la
meilleure séance de toute mon existence : Titanic en Janvier 98. J'avais payé 25 Frcs la place (tarif
étudiant) pour un film diffusé dans la salle Prestige (70 Frcs plein tarif, tout de même). Fraîchement rénovée,
j'étais confortablement installé au beau milieu de la salle, sans tête qui dépasse pour me gâcher la vue. Une séance
magique, j'en ai pris plein les yeux et les oreilles, j'étais alors "dans" le film durant 3 heures. A croire que je
m'était installé à l'épicentre de la salle, le siège vers lequel sont parfaitement orientées toutes les enceintes de
la salle et où l'écran n'est ni trop près, ni trop loin... Un régal.

Je décide donc de commencer mon festival par une "dernière séance" dans cette salle. Qu'importe le film d'ouverture,
cela fait bien longtemps que les installations de ce cinéma n'ont pas été entretenues... Je commence par :

CUBE 2 : HYPERCUBE.

Je n'attendais pas grand-chose de cette suite opportuniste. A la rigueur, un bon nanar où j'aurais pu me moquer de
la bétise de la mise-en-scène et du propos repompé de l'excellent premier CUBE au détail près. Ba non : c'est
une véritable MERDE qui a défilé devant mes yeux. RIEN, mais alors RIEN n'est à sauver dans ce film. Si cela avait
été un peu maladroit, gauche ou quoi que ce soit qui aurait prêté à se moquer un tout petit peu... Mais non, le film
affiche un sérieux à tout épreuve, inconscient de sa propre inconstance. Je suis sorti légèrement remonté envers

CACA 2 : HYPERNAZE en me disant qu'il me faudrait bien 2-3 visionages du premier et unique CUBE pour
me faire oublier cette chierie. Blairwitch 2 était comique, au moins...

Après la merde, direction le Star St Exupéry, LA salle des amateurs de VOST de Strasbourg pour :

CONFESSIONS D'UN HOMME DANGEUREUX.

LA surprise de cette année ! Après L'Auberge Espagnole l'an passé, le premier film de Georges Clooney est un
véritable coup de maître. Sam Rockwell a bien mérité son Ours d'Or à Berlin pour l'interprétation de ce producteur
de télévision engagé par la CIA. Dans le genre de Arrête-moi si tu peux, en mieux, on se laisse agréablement
emporter par ce film. Avec Soderbergh à la prod et Kaufmann au scénario, Clooney s'est également entouré de quelques
potes pour son film : Julia Robert et Drew Barrymore dans les principaux rôles féminins, ainsi qu'un petit caméo
bien marrant de deux acteurs de la bande d' Ocean's Eleven. Je vous laisse découvrir lesquels car VOUS
irez voir ce film que je vous recommande chaudement. Si, si, j'insiste.

Pas le temps de traîner, je fonce vers le Star (tout court), LA salle ciné arts-et-essai de Strasbourg pour
le dernier film de la journée, mais celui que je nous voulais absolument pas louper :

INTERSTELLA 5555.

Oneeeu More TiMmme !! Aiillee goonna tooo celebraaattteeeuh, Ooooh yyeeah... Rendez-vous compte : une seule salle
strasbourgeoise diffuse en séance unique l'anime des Daft Punk et du créateur d'Albator ! Si vous vous
souvenez des clips de One More Time, Aerodynamic, Harder, better, faster, Stronger du dernier
album des Dafts, vous avez encore en mémoire le kidnapping d'un groupe de rock extra-terrestre en tête et ce,
présenté sous forme de clips à suivre. Et bien, Interstella 5555 nous dévoile la suite des événements tout en
suivant le tracklisting de l'album à la seconde prêt. Aucun dialogues, seule la musique illustre cet anime "cousin"
d'Albator (amusez-vous à repérer tous les clins d'oeils, tiens...). Malheureusement, la salle n'était pas équipée
d'une installation Dolby, ce qui aurait donné encore plus de peps à ce concert/album animé fort réussi. Au final,
Interstella 5555 est une expérience comparable aux Animatrix, un talent japonais illustrant cette
fois-ci un CD. Vivement la sortie du DVD !!!

Minuit. Il fait encore très lourd ce soir. Je cherche un bar au centre-ville pour prendre une dernière petite
mousse, histoire de m'achever. Je dois dormir d'un bon sommeil réparateur pourles être en forme le lendemain, mais
comment voulez-vous trouver le sommeil sans prendre une cuite, après une journée aussi chaude ? Car un des avantages
de la Fête du Cinéma, c'est les files d'attentes : Avec une telle canicule, se retrouver au milieu de demoiselles aux
décolletés aussi avantageux qu'avenants est un "supplice" qui me ferait regrettrer de vivre la nuit !!!

La suite de mon festival, demain soir...